No comment

No comment

Deux choses:
1 – Un gars est mort.. soit. Je ne le connaissais pas vraiment personnellement. Juste croisé quelques fois sur la plage lors de nos manifestations de voiles tradi. Je ne veux donc pas parler du personnage sur sa seule réputation, mais du voileux amoureux du Bassin qu’il devait être.
Ce type, tous les “usagers” et “usagistes” du Bassin connaissaient sa silhouette: tous les jours de la belle saison (ou presque), le béret vissé sur la tête, elle arpentait les chenaux du Bassin et les passes, seule souvent, sur son magnifique bateau. Il y a d’abord eu Zaza,
le premier “nouveau” maquereautier reconstruit sur les plans de Juanita II (l’ex Passe-temps (1916) auquel je suis forcément attaché…), puis Chi’ule Bent, un autre canot mixte, forcement, splendide, noir… Derrière le bateau, une annexe, assortie, en forme, légère, sur la peau de l’eau. Superbe.
La dernière fois que je l’ai vu, c’était en septembre dernier. Pour une régate de Bac à voile, celle du tour de l’île. Celle où nous sommes invités chaque année par les pinasseyres . Une date importante dans la saison.
Cette année, le rendez vous était donné non pas au Bancot comme souvent, mais sur la plage des Américains, au Ferret (pas au Ferray…), pour le traditionnel et légendaire pique-nique aux fruits de mer. Il y a même du sorbet fabriqué sous nos yeux avec un appareil mécanique provenant des îles et du gros sel (!)…
Pas de vent, de la grisaille, sans doute quelques gouttes, mais une très belle ambiance, et un moment extraordinaire à bien des égards. Je me souviens notamment et forcément (…) d’une petite balade dans les terres puis sur la plage, au moment où nous avons été témoins de l’arrivée du canot mixte noir. Le “gars” n’était pas seul ce jour là.
Il est arrivé dans les parcs, sous voiles, lentement. Il a affalé calmement, manœuvré doucement, mouillé avec élégance, pris son annexe et rejoint paisiblement le bord. Tout cela avec mesure, discrétion et maîtrise. Respect.
Il vivait aussi dans une très belle petite maison, dans un bel endroit, avec de jolies toiles au mur.. enfin, c’est ce qu’”on dit”.
2 – L’autre chose, on en reparlera une autre fois finalement, mais ça parle de laine, et donc d’amour .. hein !? Ces deux concepts n’étant jamais vraiment éloignés… et de paix aussi. En attendant… ne lâchez rien.

Rassemblement de NNDD à l’occasion des Cabanes en fête d’Andernos. Mais quel temps f-éthyl ?
Content de revoir Erak et son équipage avec nous, pour accompagner le magnifique Pilpouz 2.0 dans le nord Bassin, en ce samedi 03 décembre 2011. A son bord, Val, Flo et Tom (tout content, tu m’étonnes). Sur Estouki, L2B, Jean-Louis et Bibi.
De la pluie certes, mais surtout et heureusement du vent, et çà, c’est bon! D’ailleurs, l’ami hiousi est sur l’eau en kite. Arrivée au moment où les tradi rentraient au port, parfait. Régate de pinasse à rame loupée, tant pis. On en verra un rescapé dans l’après-midi… l’avait l’air fatigué le gars fx!
La fête officielle sans doute un peu gâchée par cette météo humide dans l’après-midi.. mais pour nous ça allait plutôt bien: Pilpouz en fête.
A 8 dans le carré, sans pb. Attention au risque de squat…. A 9 ou 10 même si l’on compte Les deux veuves Cliquot (toutes nos condoléances). Et Olive en guest, que j’allais oublier…
Après avoir gouté aux vins d’entre-deux-averses, c’est à Claouey que nous avons fini la journée, voire la soirée… Comme d’hab, avec la Uka team, c’était parfait. Merci Marie et Djé! Retour tardif, routier (et “bagageux” pour certain…) au Teich puis à Arcachon. Courte nuit.
Le lendemain matin, rebelotte: convoi pour récupérer les bateaux à Andernosk. Nouveaux équipages sur Pilpouz 2.0 (Djé et Tom, toujours tout content) et Estouki (Jean-Louis, et Bibi). Gros gros plaisir que cette session de voile.
Le First 235 est magnifique, mais Estouki s’est plutôt bien comporté, derrière bien sût mais vraiment pas mal. En rentrant au port d’Arcachon, les rares bateaux croisées n’avaient pas tous le mât vertical, et malheureusement toujours avec les voiles gréées… Il paraitrait qu’il y a eu des pointes à 33 noeuds… c’est possible. :-)
Arrivé suffisamment vite à Arcachon (pointes à 6,1 nœuds GPS, sans vent ni courant portant, voir la trace Navionics), pour foncer au Teich accueillir Pilpouz rentrant dans son port de secours… histoire de prendre quelques images animées et de prolonger ces jolis moments de partage amical, puis de ramener Djé à Andernos par la route. Un beau weekend d’hiver… Merci à tous.

En pleine séance de prière et de méditation avancée(TM), alors que je louais les Dieux de l’Olympe Bassineyre pour les remercier de prolonger ainsi la saison estivale (endless summer n°235654), un miracle se produisit.
En effet, prosterné devant le soleil déclinant, l’atmosphère fut saisie par un soudain silence. Les oiseaux s’étaient tus, même les chasseurs avaient arrêtéde tenter de les tuer, comme si le temps, désormais suspendu, venait de lui aussi de taire son tic-tac perpétuel…
A cet instant, une forme indéfinie commença à se dessiner dans l’axe du soleil débordant de lumière, alors qu’un son céleste montait crescendo de je-ne-sais-où. Son céleste … et hawaïen?!
La forme se précisa peu à peu avant de se révéler complètement: c’était PaddleMan. Suivi peu après de sa belle: PaddleGirl!!!
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Un miracle j’vous dis! Les deux légendes flottantes rejoignirent ensuite leur PaddleBoat, que nous découvrîmes avec surprise juste à quelques brasses de nous. Instants magiques.
Puis le temps reprit son cours, la musique polynésienne se perdit progressivement dans le concert mêlé des chants d’oiseaux et des coups de feu cherchant à nouveau à leur exploser les plumes…
Ca va bien finir un jour, non ? Tout se finit un jour, non?
Ben pas si sûr en fait… Des fois, certaines choses ne sont que ponctuellement inaccessibles voire invisibles, comme noyées dans un épais brouillard. Le tout étant de savoir que ce dernier se dissipera forcément. Forcément. Parce qu’il ne peut en être autrement. Ta daaan!
“Le jeu restant de positiver cette remontée du chenal dans le brouillard, de profiter de cet isolement cotonneux, de se concentrer, de se souvenir du chemin, de s’assurer pignot par pignot que l’on reste sur la bonne route, de se conforter à chaque balise atteinte… en attendant de voir à nouveau le soleil. Parce que le secret, c’est d’avoir conscience de la chance extraordinaire de savoir où l’on veut aller…“
Jean-Claude Dusse, qui, normalement, a du finir par conclure, sur un malentendu.

Soit en photos (cliquez ici pour voir l’album complet), soit en vidéo (ci-dessous):
Zdravstvouytié / Bonjour à vous,

A l’annonce d’une météo clémente pour la saison, réception d’une convocation pour une réunion sun2kommuniste. Quasiment tout le parti était là, en tout cas la plupart des apparatchiks de la cause du peuple:
Une fois réunis au nord-ouэst de l’île, peu à notre place dans ces contrées oжidentales et capitalistes, nous nous sommes rassemblés pour manifester et défiler ensemble, bôme dessus bôme dessous, vers l’эst (cela va de soi). Arborant nos banderoles “Mettez les Voiles“, nous avons longé le front (populaire) de mer, témoignage ignoble et immonde de ce temple de la dépravation occidentale et de la décadence libéraliste. Pour frapper un grand coup, et ainsi faire parler de nous dans la Pravda, nous avons décidé d’enrouler symboliquement la queue de baleine blanche, métaphore de la propagande de pseudo-liberté vendue par l’ouэst!
Puis chacun est rentré dans sa datcha préparer des tracts pour l’hiver et relire Marx, à l’exception de deux d’entre nous, partis mouiller près de la cabane tchanquée du peuple (celle aux volets rouges bien entendu). Tandis que l’un dispensait un cours très particuliers de Russe, l’autre cherchait dans le rouge du ciel au coucher de soleil, la teinte du futur étendard révolutionnaire ИИDD!
Bientôt le Grand Soir!
“La révolution, c’est comme un pédalo sur l’eau: quand on ne pédale plus, ben on flotte toujours! Certes, mais on dérive avec le courant. ” Gérard, cousin germain de Karl Marx, loueur en bord de plage à La Baule.

